Renforcement des mesures pour lutter contre l’influenza aviaire dans les basses-cours

Renforcement des mesures pour lutter contre l’influenza aviaire dans les basses-cours

De nouveaux cas d’influenza aviaire hautement pathogène ont été détectés chez les oiseaux sauvages et dans des élevages commerciaux en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, en Croatie, aux Payx-Bas, au Danemark et également autour du lac de Constance, à la frontière entre la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche. La Suisse a également notifié un cas détecté sur le lac Léman.

L’Agence nationale d’évaluation de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a rendu un avis imposant d’élever le niveau de risque pour le territoire national. Un arrêté du Ministère de l’agriculture, publié le 6 décembre 2016, a ainsi relevé le niveau de risque à “élevé” pour l’ensemble du territoire métropolitain, ce qui implique son application à l’ensemble des communes du Département du Nord.

Cette évolution du niveau de risque impose la mise en place de mesures de biosécurité renforcées, notamment dans l’ensemble des élevages non-commerciaux de volailles (basses-cours). Ces mesures prennent la forme suivante :

  • l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible);
  • l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mise en oeuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages;
  • l’interdiction de lâchers de gibiers à plume, les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants.

Il est rappelé la nécessité d’une vigilance collective extrême quant à tout événement de mortalité d’oiseaux, survenu dans les exploitations de volaille et au niveau de la faune sauvage, de la part de tous les acteurs et notamment les vétérinaires, éleveurs, chasseurs et propriétaires particuliers de basse-cour et d’oiseaux.

Communiqué de la Préfecture

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